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Mykola Mudryk

Mykola Mudryk

Je définis ma démarche comme une improvisation de jazz en peinture. Elle se réalise dans un va-et-vient entre une image spontanée et une image conçue, selon des règles que je construis et l’écoute de ce que m’entoure. Un tableau est constitué d’effacements, de recouvrements, de repentirs, plus ou moins visibles dans la matière de la toile. L’ensemble est gouverné par une quête improvisée d’un plaisir sensuel qui se traduit dans le traitement chromatique, parfois fauve, animé par une ligne souple et nonchalante, un geste, un trait… C’est une manifestation de mes sentiments pour la couleur et la musique.

D’abord, avec spontanéité, je conçois ce vers quoi mon intuition et mon attention me guident. Ensuite, quand une première ébauche est posée sur la toile, une mise à distance nécessaire me permet de définir un protocole raisonné de travail, au regard de ce qu’il vient de se produire sur la toile. J’adopte un principe sériel que j’encadre alors de contraintes. Reproduisant ce dispositif de couche en couche, la peinture peut complètement dériver par rapport à l’intention initiale.

Par la mise en conflit de l’usage de la main droite – celle des restrictions – et de la main gauche – celle de la liberté artistique (telle que dans la série « Sweetest Pain »), je donne à voir, sur une même surface colorée, la manière dont s’incarne en peinture, le phénomène de contradiction suivant : une lutte inhérente entre le visible, l’inaperçu et le sensible, dont témoigne ma peinture.

Ce projet global a le pouvoir de s’adapter à chacune des expériences que je traverse et s’attache à témoigner du caractère varié de mes perceptions.

Mykola Mudryk, 2020

 

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