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Rie Konishi

Rie Konishi

Née en 1989 à Hyogo, Japon. Rie Konishi a passé son enfance aux alentours d’un paysage montagnard et marin.
Elle a étudié à l’Université d’Art de Kyoto Seika et elle s’est inspirée de divers lieux spirituels situé à Kyoto tels que les temples, les montagnes et les forêts. Voyager en France à ouvert ses champs artistiques car elle fut influencé par la culture et le paysage propre à la France.
Depuis 2014, Rie Konishi vit et travaille à Nantes.


« Depuis mon enfance, j’ai remarqué que dans certains lieux naturels contenant un pouvoir spirituel, ceux-ci à la propension de capter notre attention. Tout le monde a la capacité de ressentir ce phénomène même si la culture et les temps sont différents. Par exemples dans certaines cultures, les montagnes sont caractérisées comme résidence des dieux et des esprits. Un tel paysage est possédé par une forme d’inconscient collectif comme un proto-paysage.
Mes peintures tentent d’exprimer les image universelles et je joue avec les codes de  notre communication collective au niveau inconscient. »

Rie Konishi, 2018

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Mykola Mudryk

Mykola Mudryk

Mon enfance et adolescence en Ukraine ont été marquées par la fréquentation des reproductions des tableaux que je tentais de copier. Ce rapport à la réplique reste important dans mon travail actuel. Par la suite, j’ai été fortement influencé par la peinture européenne de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, en particulier par l’Expressionnisme. Ensuite, à l’Académie des Beaux-Arts de Lviv, j’ai appris la technique classique de peinture d’icônes, qui a agi sur ma manière de travailler, de penser et de percevoir l’image.

Je définis ma démarche comme une improvisation de jazz en peinture. Elle se réalise dans un va-et-vient entre une image spontanée et une image conçue, selon des règles que je construis. En cela, le tableau est constitué d’effacements, de recouvrements, de repentirs, plus ou moins visibles dans la matière de la toile. L’ensemble est gouverné par une quête improvisée d’un plaisir sensuel qui se traduit dans le traitement chromatique, parfois fauve, animé par une ligne souple et nonchalante. C’est une manifestation de mes sentiments pour la couleur.

D’abord, avec spontanéité, je conçois ce vers quoi mon intuition et mon attention me guident. Ensuite, quand une première ébauche est posée sur la toile, une mise à distance nécessaire me permet de définir un protocole raisonné de travail, au regard de ce qui vient de se produire sur la toile. J’adopte un principe sériel que j’encadre alors de contraintes. Reproduisant ce dispositif de couche en couche, la peinture peut complètement dériver par rapport à l’intention initiale.

Par la mise en conflit de l’usage de la main droite – celle des restrictions – et de la main gauche – celle de la liberté artistique (telle que dans la série « Sweetest Pain »), je donne à voir, sur une même surface colorée, la manière dont s’incarne en peinture, le phénomène de contradiction suivant : une lutte inhérente entre le lisible et le sensible.

Ce projet global a le pouvoir de s’adapter à chacune des expériences que je traverse et s’attache à témoigner du caractère varié de mes perceptions.

 

 

 

Mykola Mudryk, 2018

 

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Zhitong Yu

Zhitong Yu

Zhitong Yu est né en Chine, en 1991. Il vit et travaille actuellement en France. Artiste émergent, il maîtrise les techniques du dessin, de la gravure et de l’animation, qu’il met au service de la création d’un univers fantastique, surréaliste, singulier. Après l’obtention de son Bachelor, à l’Académie Centrale des beaux-arts de Beijin, Zhitong Yu intègre l’école supérieure des beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire et participe à diverses expositions.


« Mes peintures me sont étranges. Juste comme une paire de cartes de tarot. Elles sont aussi des moyens importants pour moi de me comprendre. Mon travail comprend une série d’émotions telles que le désir ou la colère ainsi que mon ouverture au monde. Je n’essaie jamais de «faire» un tableau, c’est simplement l’expression de la fermentation de mes émotions intérieures, de mes expériences croissantes et de mes antécédents culturels qui se révèlent, naturellement.

Je crois en l’animisme. J’aime agiter la vie quotidienne, brouiller la ligne entre la réalité et la fantaisie, l’homme et l’animal, le ciel et la terre. Je m’inspire de cela. J’apprécie le plaisir passionnant de créer de nouvelles choses en mélangeant des choses disparates ensemble. Je suis enclin à parler indirectement à travers mes œuvres, doucement mais avec force, de sorte que celles-ci sont souvent surréalistes ou symboliques.

Dans le cadre de mes études en France, dans le style des arts académiques français, qui sont fortement différents de ceux de la Chine, j’ai été obligé de développer mon propre style, plutôt que de simplement « faire des devoirs ». J’adore Jan Svankmajer et Dali et j’ai été profondément touché par leurs œuvres. Je crois que la clé des arts traditionnels est de créer des formes délicates et réalistes, alors que la clé des arts contemporains est de rassembler et de fondre différentes idées. Par conséquent, je combine audacieusement des choses non pertinentes dans mes œuvres, ce qui apporte de l’inattendu et rend l’illogique logique. »

Zhitong Yu, 2018

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Marie Tual

Marie Tual

« Très tôt, je rencontre la formidable céramiste Diana Berrier et découvre le tournage dans son fameux atelier du « cheval à l’envers ». Elle m’apprend à « écouter » la terre à l’aide d’une rigueur technique, comme le battage, le tournage à la motte et la répétition des gestes se synchronisant à la respiration.  Mais ce n’est qu’en 1994 soit 15 ans plus tard, que je reprendrai mon dialogue avec la terre.
Tournés à la main, bols, assiettes, coupes, vases ou boîtes sont réalisés dans un grès finement chamotté. Parfois de formes mouvementées, déstructurées ou agrémentées de reliefs, les objets sont ensuite tournassés pour une finition du pied. Biscuités, ils sont alors émaillés et cuits à 1260°c. Après deux cuissons et un bain d’émail, le défi est de retrouver la pièce telle qu’elle est née au tournage entre mes mains. L’émail blanc posé seul sans décor, témoigne de la matière et de la modernité de la terre. Il est aussi révélateur de la forme. Je travaille un émail blanc satiné, procédant par trempage ou arrosage. Par croisements ou  superpositions de différentes densités je crée des plans de blanc velouté  recouvrant un blanc transparent.  Les coulures, comme les traces de chamottes, participent à la vie et aux mouvements des pièces. Mais si les objets  s’expriment  visuellement, la céramique est d’abord un art tactile. C’est au toucher et dans l’usage que se révèlent l’émotion et le plaisir qu’elle contient. »

Marie Tual

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