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Rie Konishi

Rie Konishi

Née en 1989 à Hyogo, Japon. Rie Konishi a passé son enfance aux alentours d’un paysage montagnard et marin.
Elle a étudié à l’Université d’Art de Kyoto Seika et elle s’est inspirée de divers lieux spirituels situé à Kyoto tels que les temples, les montagnes et les forêts. Voyager en France à ouvert ses champs artistiques car elle fut influencé par la culture et le paysage propre à la France.
Depuis 2014, Rie Konishi vit et travaille à Nantes.


« Depuis mon enfance, j’ai remarqué que dans certains lieux naturels contenant un pouvoir spirituel, ceux-ci à la propension de capter notre attention. Tout le monde a la capacité de ressentir ce phénomène même si la culture et les temps sont différents. Par exemples dans certaines cultures, les montagnes sont caractérisées comme résidence des dieux et des esprits. Un tel paysage est possédé par une forme d’inconscient collectif comme un proto-paysage.
Mes peintures tentent d’exprimer les image universelles et je joue avec les codes de  notre communication collective au niveau inconscient. »

Rie Konishi, 2018

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Mykola Mudryk

Mykola Mudryk

Né en 1987, Mykola Mudryk est un artiste-peintre d’origine ukrainienne, actuellement résidant en France. Son enfance en Ukraine a été marquée par des images qu’il tentait de reproduire de façon mimétique. Ce rapport à la copie reste très important dans son travail actuel. Plus tard, cinq années de formation en droit lui ont permises de voyager aux États-Unis, plus particulièrement à New York. Là-bas, il effectue un stage de trois mois dans une galerie d’art contemporain et découvre des musées, des collections majeures de l’art classique, de l’art contemporain et surtout de la peinture moderniste de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle. C’est un déclic pour lui et le point de départ de sa carrière artistique.

Par la suite, Mykola Mudryk, commence des études d’art à l’Académie des Beaux-Arts de Lviv (Ukraine), où pendant 4 ans, il apprend les bases académiques, la restauration, ainsi que la technique ancienne de peinture d’icônes. Cette expérience liée à la connaissance des icônes byzantines est évidente dans sa démarche actuelle. La construction rigoureuse de l’image, sa conception, son support, sa ritualisation et la discipline que suscite le processus de création d’une icône influencent grandement sa manière de travailler, de penser et de percevoir l’image.


« Ma démarche est sensible et intuitive. Mais je réagis et essaye de la rationaliser, en l’encadrant de concepts, de protocoles et de rituels. J’explore des possibles en mettant en danger mes propres repères. Je m’impose des contraintes, qui me permettent de changer mes habitudes et de dépasser mes limites, ce qui me donnent une plus grande liberté dans ma création.

Je crée des situations qui agissent comme des catalyseurs sur moi. C’est le cas si je peins un jour ma main gauche avec ma main droite, et ensuite, vice-versa. Cela contribue à renouveler ma manière de faire. Le processus de la peinture peut devenir un rituel, en représentant tous les jours la même chaise sur une nouvelle toile pendant un temps indéterminé, comme une action d’humilité. De cette façon la peinture rythme mon temps et devient un instrument de mesure de celui-ci ainsi qu’une réflexion sur son écoulement et sur mon présent.

En quoi mon passé et mon futur influent-ils sur mon « ici et maintenant » ?

Toutes ces contraintes et procédés que je cultive, créent une distance par rapport à ma façon d’aborder la peinture.  Elle m’est nécessaire afin de pouvoir continuer à peindre, et me permet, d’une certaine manière, d’avoir un regard extérieur à ce qui se produit sur la surface de la toile.

 

 

Mykola Mudryk, 2018

 

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Zhitong Yu

Zhitong Yu

Zhitong Yu est né en Chine, en 1991. Il vit et travaille actuellement en France. Artiste émergent, il maîtrise les techniques du dessin, de la gravure et de l’animation, qu’il met au service de la création d’un univers fantastique, surréaliste, singulier. Après l’obtention de son Bachelor, à l’Académie Centrale des beaux-arts de Beijin, Zhitong Yu intègre l’école supérieure des beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire et participe à diverses expositions.


« Mes peintures me sont étranges. Juste comme une paire de cartes de tarot. Elles sont aussi des moyens importants pour moi de me comprendre. Mon travail comprend une série d’émotions telles que le désir ou la colère ainsi que mon ouverture au monde. Je n’essaie jamais de «faire» un tableau, c’est simplement l’expression de la fermentation de mes émotions intérieures, de mes expériences croissantes et de mes antécédents culturels qui se révèlent, naturellement.

Je crois en l’animisme. J’aime agiter la vie quotidienne, brouiller la ligne entre la réalité et la fantaisie, l’homme et l’animal, le ciel et la terre. Je m’inspire de cela. J’apprécie le plaisir passionnant de créer de nouvelles choses en mélangeant des choses disparates ensemble. Je suis enclin à parler indirectement à travers mes œuvres, doucement mais avec force, de sorte que celles-ci sont souvent surréalistes ou symboliques.

Dans le cadre de mes études en France, dans le style des arts académiques français, qui sont fortement différents de ceux de la Chine, j’ai été obligé de développer mon propre style, plutôt que de simplement « faire des devoirs ». J’adore Jan Svankmajer et Dali et j’ai été profondément touché par leurs œuvres. Je crois que la clé des arts traditionnels est de créer des formes délicates et réalistes, alors que la clé des arts contemporains est de rassembler et de fondre différentes idées. Par conséquent, je combine audacieusement des choses non pertinentes dans mes œuvres, ce qui apporte de l’inattendu et rend l’illogique logique. »

Zhitong Yu, 2018

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Marie Tual

Marie Tual

« Très tôt, je rencontre la formidable céramiste Diana Berrier et découvre le tournage dans son fameux atelier du « cheval à l’envers ». Elle m’apprend à « écouter » la terre à l’aide d’une rigueur technique, comme le battage, le tournage à la motte et la répétition des gestes se synchronisant à la respiration.  Mais ce n’est qu’en 1994 soit 15 ans plus tard, que je reprendrai mon dialogue avec la terre.
Tournés à la main, bols, assiettes, coupes, vases ou boîtes sont réalisés dans un grès finement chamotté. Parfois de formes mouvementées, déstructurées ou agrémentées de reliefs, les objets sont ensuite tournassés pour une finition du pied. Biscuités, ils sont alors émaillés et cuits à 1260°c. Après deux cuissons et un bain d’émail, le défi est de retrouver la pièce telle qu’elle est née au tournage entre mes mains. L’émail blanc posé seul sans décor, témoigne de la matière et de la modernité de la terre. Il est aussi révélateur de la forme. Je travaille un émail blanc satiné, procédant par trempage ou arrosage. Par croisements ou  superpositions de différentes densités je crée des plans de blanc velouté  recouvrant un blanc transparent.  Les coulures, comme les traces de chamottes, participent à la vie et aux mouvements des pièces. Mais si les objets  s’expriment  visuellement, la céramique est d’abord un art tactile. C’est au toucher et dans l’usage que se révèlent l’émotion et le plaisir qu’elle contient. »

Marie Tual

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